Cahier 2004-15

Titre :Evolution du rapport salarial, financiarisation et mondialisation
Résumé :La forme financière de l'organisation du capital, la structure économique des activités productives, le rapport salarial, enfin, entretiennent des relations très étroites de dépendance, voire de domination. Ces relations sont très anciennes et on peut considérer qu'elles constituent des composantes déterminantes de tout mode de régulation, quelle que soit la nature de celui-ci. Dans les années 80 et 90, les relations entre les "pôles", financier, économique, et social, se transforment : le financier, de son rôle de "moyen" du développement économique et social que les compromis institutionnels sont parvenus à lui "assigner", s'autonomise, s'étend, puis s'impose aux deux autres pôles. Un tel mouvement vient moins de la sphère financière elle-même qu'il n'est le résultat de contradictions croissantes entre l'économique et le social. Après avoir été associés ou combinés efficacement (années 50 et 60), dans le cadre d'un mode de régulation dont les formes institutionnelles trouvaient leur cohérence dans l'espace national, l'économique et le social, dans la mondialisation, sont dissociés, puis opposés comme le montre le changement du rôle attribué au salaire ou à la protection sociale. Le plan qui est suivi dans ce papier propose d'abord un certain nombre d'observations empiriques relatives aux transformations qui accompagnent la crise du fordisme en France et en Allemagne et la difficile mutation vers un nouveau mode de régulation (1.). Dans un second temps, sont suggérés certains repères théoriques concernant le régime de croissance (2.). Enfin, une partie conclusive examine la question de l'évolution hésitante du rapport salarial entre soumission à une logique liant mobilité et revenus, et fondement nécessaire d'un possible nouveau capitalisme cognitif.
Mot(s) clé :mode de régulation, régime de croissance, rapport salarial, fordisme, capitalisme cognitif.
Title:Reform Employment Relationship Evolution, Financialisation, and Globalisation
Abstract:The financial form of capital organisation, the economic structure of production activities, the employment relationship are strongly linked, even interdependent. One of these terms might as well dominate the other ones. Any Regulation mode may be characterised with a particular combination of this three components. In the 80' and 90', the relations between the financial, the economic, and the social "poles" change deeply: the financial pole becomes autonomous, spreads, and dominates the other poles. This movement does not come out of the financial sphere itself. It is more the result of growing contradictions between economics and social. In the 50' and 60', economics and social had been efficiently associated or combined. This found place in a Regulation mode whose institutional forms worked within a coherent national frame. In the globalisation, economics and social are nowadays dissociated and conflicting, as it might be seen looking the way wages or social welfare are considered in the competitiveness debate. In this paper, we first suggest some empirical remarks about transformations which go together in France and Germany with the crisis of fordism and its difficult mutation towards a new Regulation mode (1.). Second, we propose some theoretical lines in order to qualify the growth regime (2.). At the end, a final part analyses the ambivalent evolutions of the employment relationship, between obedience to a logic binding together mobility and income, and necessary foundation of a possible new knowledge-based capitalism..
Keyword(s):Regulation mode, growth regime, employment relationship, fordism, knowledge-based capitalism.
Auteur(s) :Gabriel COLLETIS (LEREPS-GRES)
JEL Class.:B52, F02, F21, J31, J53

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