Cahier 2004-20

Titre :La continuité des politiques des institutions financières internationales : L'exemple de la protection sociale
Résumé :La globalisation a pour conséquence essentielle d'accélérer le processus de concentration des richesses dans le monde. Mais cela n'a pas pour autant contribué à résoudre les contradictions du capitalisme qui bute sur la difficulté de relancer une accumulation durable. Aussi d'énormes pressions s'exercent-elles pour privatiser les services publics et les systèmes de protection sociale, comme champs de nouveaux profits. Les grandes institutions financières internationales poussent les pays développés et obligent les pays en développement à entreprendre des réformes de leurs systèmes de santé et de retraites dans le sens d'une libéralisation partielle ou complète. Ces réformes sont engagées au nom de l'équilibre financier des caisses d'assurance maladie et des régimes par répartition soi-disant menacé par l'évolution démographique, menace dont seraient à l'abri les systèmes privés. Nous examinerons cette question en montrant le caractère peu scientifique de l'argumentaire en faveur du démantèlement de la protection sociale. Nous verrons que l'évolution démographique implique nécessairement une modification de la répartition des revenus à deux niveaux hiérarchiquement ordonnés : au sein de la valeur ajoutée entre masse salariale et revenus du capital, puis au sein de la masse salariale elle-même entre salaires directs et prestations dues au titre de la protection sociale.
Mot(s) clé :institutions financières, libéralisation, protection sociale, répartition, rapports sociaux, démographie, théorie de la valeur
Title:The continuity of the International Financial Institutions' policies: The Example of Social Welfare
Abstract:The main consequence of globalization is to accelerate the process of concentrating the wealth all around the world. Nevertheless, it did not contribute to solve the contradictions of capitalism which is not able to boost a long-time accumulation. Therefore, there are tremendous pressures to privatize the public services and the systems of Social Welfare, which are now regarded as sectors of potential profit. The great international financial institutions are urging the developed countries and are forcing the under-developed ones to reform their Health and Pension systems in order to achieve a partial or total liberalization/privatization. These reforms are said to be undertaken to preserve the financial balance of the Health insurance funds and the state sponsored redistribution pension scheme which are supposedly threatened by demographic evolution, whereas private systems would be safe from this threat. We shall deal with this topic and show how far from being scientific the argument in favor of the dismantlement of Social Welfare proves to be. We shall show as well that the demographic evolution implies necessarily a modification in the distribution of the incomes at two different and hierarchically arranged levels : firstly, within the added value between wages and incomes of capital, then within total wages themselves between direct wages and benefits from Social Welfare.
Keyword(s):financial institutions, liberalization, social welfare, distribution, social relations, demography, theory of value
Auteur(s) :Jean-Marie HARRIBEY (CED,IFReDE-GRES)
JEL Class.:E6, I3, H53, H55, G28

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